Périodicité des vérifications en ERP : le tableau complet (2026)

Dans un établissement recevant du public (ERP), les installations techniques doivent faire l'objet de vérifications périodiques — pour la plupart annuelles — réalisées par des techniciens compétents ou des organismes agréés, et dont les rapports doivent être consignés au registre de sécurité.

C'est la question que tout exploitant finit par se poser : « je dois faire vérifier quoi, tous les combien, et par qui ? » Voici le tableau de référence des périodicités usuelles, suivi de ce qu'il faut comprendre pour l'appliquer à votre établissement.

Le tableau des périodicités usuelles

Installation Périodicité usuelle Qui intervient
Extincteurs Vérification annuelle (+ maintenance approfondie périodique selon l'âge des appareils) Technicien compétent (société de maintenance incendie)
Installations électriques Vérification annuelle Technicien compétent ou organisme agréé selon les cas
Éclairage de sécurité (blocs de secours) Vérification annuelle du fonctionnement (+ tests réguliers d'autonomie par l'exploitant) Technicien compétent
Alarme incendie / SSI Vérification annuelle ; les systèmes les plus complets (SSI de catégorie A) font aussi l'objet d'une vérification triennale par organisme agréé Technicien compétent / organisme agréé
Désenfumage Vérification annuelle Technicien compétent
Installations de gaz Vérification annuelle Technicien compétent
Appareils de cuisson / grandes cuisines Vérification annuelle + entretien des hottes et dégraissage des conduits à fréquence adaptée à l'usage Technicien compétent / société spécialisée
Chauffage, ventilation, climatisation Vérification annuelle Technicien compétent
Ascenseurs Entretien régulier sous contrat (visites rapprochées dans l'année) + contrôle technique quinquennal Ascensoriste + contrôleur technique
Portes automatiques Entretien périodique sous contrat (usuellement semestriel) Technicien compétent

⚠️ Ce tableau donne les périodicités usuelles pour un ERP courant. Les exigences exactes varient selon le type d'établissement, sa catégorie, la nature précise des installations et les prescriptions locales : votre référence reste le règlement de sécurité, les rapports de vos vérificateurs et, en cas de doute, le service prévention du SDIS.

Trois notions à comprendre pour bien lire ce tableau

« Technicien compétent » n'est pas « organisme agréé ». La réglementation distingue les vérifications réalisables par un technicien compétent (votre société de maintenance, un professionnel qualifié) de celles exigeant un organisme agréé par le ministère de l'Intérieur — typiquement certaines vérifications initiales, après travaux, ou les contrôles triennaux des SSI les plus complets. Confier une vérification du mauvais niveau au mauvais intervenant, c'est une vérification qui ne compte pas.

La périodicité court à partir de la dernière vérification, pas de l'année civile. Une vérification d'extincteurs faite en mars appelle la suivante en mars — pas « dans l'année ». C'est le mécanisme qui fait déraper les établissements : trois échéances qui glissent chacune de deux mois, et au bout de deux ans, plus rien n'est à jour au même moment.

La vérification ne suffit pas : il faut lever les observations. Un rapport annuel qui signale chaque année le même bloc de secours défectueux ne vous protège pas — il vous accable, car il prouve que vous saviez. Chaque observation doit être suivie d'une action (réparation, remplacement, devis engagé) tracée au registre avec sa date et sa preuve.

Ce que ça implique concrètement dans votre année

Prenez un restaurant courant : extincteurs, électricité, gaz, hotte, alarme, blocs de secours — c'est au minimum cinq à six rendez-vous techniques par an, avec des prestataires différents, des rapports au format différent, et des échéances qui ne tombent jamais le même mois. Ajoutez une salle de sport avec ventilation et sous-sol, ou un hôtel avec ascenseur et SSI, et le suivi devient un vrai sujet d'organisation.

C'est ce qui explique la statistique cachée du secteur : la plupart des manquements constatés en contrôle ne viennent pas d'exploitants négligents, mais d'échéances oubliées et de rapports égarés. Le problème n'est pas la volonté, c'est le pilotage.

Le pilotage automatique

C'est exactement ce que fait Scelio : à l'ouverture de votre compte, vous décrivez votre établissement et vos équipements, et votre échéancier réglementaire se construit tout seul. Ensuite, chaque rapport de vérification que vous transférez est lu par l'IA, consigné au registre, et recale automatiquement l'échéance suivante. Vous êtes prévenu à J-60, J-30 et J-7 avant chaque vérification — plus aucune ne glisse — et les observations sont suivies jusqu'à leur levée. Le tableau ci-dessus, Scelio l'applique à votre place. Découvrir l'offre de lancement →


Tableau fourni à titre informatif sur la base des périodicités usuelles. Les obligations exactes dépendent du type, de la catégorie et des installations de votre établissement ; les rapports de vos vérificateurs et le règlement de sécurité font foi.

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